Manoir d’Ango



Joyau de la Renaissance italienne en Pays normand - XVIe siècle


« La plus belle demeure de Normandie »






Varengeville-sur-Mer 76119 à 8 km à l’ouest de Dieppe


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    Presse

    Fermé depuis près de trois ans, le manoir d’Ango, à Varengeville-sur-Mer, est à nouveau accessible au public. Mercredi, il a reçu ses tout premiers visiteurs sous le charme de cet édifice qui date de la Renaissance et qui a appartenu au célèbre armateur dieppois Jehan Ango. Petite visite guidée.


    Ils l’espéraient pour les vacances de Pâques, finalement la bonne nouvelle n’est arrivée que lundi 30 juillet. Les trois propriétaires du manoir d’Ango, à Varengeville-sur-Mer, ont reçu l’autorisation de rouvrir au public ce petit bijou du patrimoine de la région dieppoise. Un édifice datant de la Renaissance qui avait fermé ses portes aux visiteurs en 2004 pour raison de sécurité. « Nous avons dû refaire les toitures, toute l’électricité ainsi qu’une cheminée », expliquent Paule Sevadjian, Claire Labouret et Jean-Baptiste Hugot, tous trois frère et sœurs et « héritiers » de la demeure.


Monument historique depuis 1862

    Le manoir avait été acheté en 1924 par leurs grands-parents, des industriels du textile originaires du Nord. « Ma grand-mère aimait beaucoup la région qu’elle connaissait bien parce qu’elle avait une amie à Pourville. Quand elle a cherché une propriété à acheter, elle a eu le coup de foudre pour ce manoir ». A l’époque, l’édifice, pourtant classé Monument historique depuis 1862 (il est l’un des premiers Monuments historiques de France avec le Louvre, Notre-Dame de Paris, Versailles, Chambord et Chenonceaux) est dans un mauvais état. Avant qu’il ne devienne la propriété de la famille Hugot, il avait été transformé en ferme puis en buvette. « Il était particulièrement délabré et mes grands-parents l’ont entièrement rénové », racontent Claire Labouret et Paule Sevadjian.

    Des années qui ont précédé ce rachat, les deux sœurs ne savent pas grand-chose, les archives de la Ville de Dieppe ayant été brûlées en 1694 : « Malgré nos recherches, nous avons peu d’élément sur l’histoire du manoir entre 1694 et 1924 », regrettent-elles. Quant à son premier propriétaire, il s’agit bien évidemment de Jehan Ango. C’est entre 1530 et 1542 que l’armateur dieppois fortuné fait construire ce château, sorte de palais d’été florentin pour lequel il utilise beaucoup de matériaux locaux comme le grès, le silex et la brique. A l’époque, la construction se fait sur un domaine d’environ 5 000 hectares, aujourd’hui, il n’en compte plus que vingt-huit.

    Les bâtiments se présentent comme un vaste rectangle avec au sud la partie noble autour de la cour d’honneur et au nord, les communs. L’aile sud comprend une loggia à quatre baies centrées dont la quatrième donnait sur un escalier d’honneur qui conduisait à une grande galerie de réception  ; cette dernière reliait deux châtelets est et ouest. « La légende veut que du châtelet Ouest, Jehan Ango pouvait voir entrer et sortir ses bateaux au large du port de Dieppe », raconte Jean-Marc, l’époux de Claire Labouret. Au-dessus des voûtes d’entrée de l’aile est et tout au long de la façade sud sont sculptés de nombreux médaillons dont ceux du roi François Ier et de la reine qui ont été reçus avec leur cour au manoir. Dans les murs de l’aile ouest d’ailleurs, se trouve une salamandre sculptée, emblème de François Ier. La cour des communs enfin est dominée par un colombier qui figure dans nombre de guides touristiques et qui, avec sa toiture d’influence byzantine, son exceptionnelle charpente et ses décors géométriques polychromes, a inspiré de nombreux architectes et artistes. Mille six cents boulins y permettent l’hébergement de 3 200 pigeons. « Le droit du colombier étant un privilège de la noblesse, cela donne une idée de la puissance de Jehan Ango », souligne Jean-Marc Labouret.

    Aujourd’hui, malgré quelques changements, le site reste toujours aussi magique. D’ailleurs mercredi, les premiers visiteurs étaient sous le charme à l’image de Marie-Hélène et Jean-Paul Maton, touristes originaires de Cambrai  : « Nous sommes amateurs de vieilles pierres et franchement la région dieppoise nous gâte car il y a vraiment de très beaux monuments à voir. Celui-ci, lorsque l’on connaît son histoire, est particulièrement attachant », confient-ils même s’ils regrettent toutefois que « seules deux salles sont à ce jour accessibles au public».

    « Nous envisageons de nouvelles opérations de restauration, la prochaine concernera le pigeonnier, la réouverture de l’entrée piétonne côté est et le développement des jardins et parcs », soulignent pour leur part les propriétaires. Il est vrai que la moindre rénovation sur un tel monument coûte très cher. Déjà plus de 100 000 € ont été investis pour permettre cette réouverture.

M. DS.

du 3 août 2007

Il a rouvert ses portes au public mercredi
A Varengeville, la renaissance du Manoir d’Ango

    Bientôt la réouverture au public

    En décembre 2004, un arrêté municipal ordonne la fermeture aux visites du Manoir d'Ango. Le risque de chute de tuiles et les problèmes électriques contraignent alors le propriétaire des lieux a effectuer de lourds travaux de restauration. Des travaux qui n'interviennent que maintenant. « L'entrée du bâtiment est actuellement clôturée de barbelés, mais ce n'est que pour des raisons de sécurité », précise Marc Labouret. En se promenant dans la cour intérieure, les héritiers ont un pincement au cœur en voyant les bâches défigurer la toiture, « nous aimons cet endroit, c'est un peu de nous-même », expliquent-ils en montrant fièrement le bon état des tuiles en châtaignier de l'une des tourelles.

    « Si le bâtiment est rétabli aux normes de sécurité d'ici là (il faut installer des petits panneaux lumineux de sorties de secours et rénover les toitures), nous espérons rouvrir les portes du manoir à Pâques ». Il y a 500 m2 de toiture à réparer ainsi qu'une cheminée à restaurer. Des travaux extrêmement coûteux, « la première tranche de travaux s'élève à 90.000 euros et nous ne bénéficions d'aucune subvention », poursuivent-ils.

La réouverture du manoir d'Ango au public est très attendue à Varengeville. Le bâtiment, classé monument historique, attire de très nombreux touristes chaque année.


Caroline Drzewiecki


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du 19 décembre 2006


Fermé au public depuis décembre 2004, le Manoir d'Ango change de gestionnaires.

il devrait rouvrir ses portes à Pâques.


Le Manoir d'Ango change de mains

  Le bois craque dans la cheminée, le café se prépare, le temps s'écoule. Le Manoir d'Ango reprend doucement vie. Dehors, des bâches noires recouvrent les toits et claquent au vent. Jean-Baptiste Hugot, Claire Labouret, Paule Sevadjian et leurs conjoints terminent le déjeuner.


    En 1928, leur grands-parents ont fait l'acquisition de ce manoir. Les petits-enfants devenus grands se souviennent : « Les tablées étaient gigantesques lorsque la famille se réunissait », les huit petits-enfants faisaient résonner leurs rires dans les vastes pièces. Le décès de leur grand-père survient en 1961, puis en 1976, survient celui de Germaine Hugot-Gratry, la grand-mère qui avait élevé trois de ses petits-enfants. Ceux qui reprennent aujourd'hui la gestion du Manoir.


    Ils ont racheté les parts de leur cousin Marc Jallès, héritier majoritaire et ancien gestionnaire de fait. Il a abandonné la gestion pour raisons médicales et ses parts ont été proposées à la vente il y a un an. Les trois nouveaux propriétaires, membres d'une indivision, ont fait valoir leur droit de préemption leur permettant de se substituer à tout acheteur. En mars 2006, Marc Jallès a donc laissé la gestion du manoir à ses trois cousins. Actuellement, la procédure de reprise de ses parts est en cours.